Le samedi 17 décembre était pour moi une journée très attendue, mais aussi très particulière pour de nombreuses raisons. En effet depuis mon abandon lors de la Jordan Running Race Adventure sur blessure au tendon d’achille, je n’avais plus couru de longues distances! Une opération du tendon incriminé, suivie d’une réeducation longue et délicate, à laquelle s’est ajoutée la perte de mon frère dans un accident de la route; bref cette Cordillère des Flandres sonnait pour moi comme une belle revanche à prendre contre le sort!
Il est 8h pétantes quand un petit groupe d’une trentaine de coureurs émérites, s’élance pour une longue chevauchée. Je connais bien ce secteur et pars donc en terrain amis! Le but de la confrérie est simple, partage, rencontre, convivialité. Un programme alléchant pour moi qui vais assez facilement vers les gens. Les kilomètres défilent assez rapidement quand on discute et découvre ses compagnons d’un jour. Les niveaux sont éparses mais chacun court au rythme du plus faible. On part ensemble, on finit ensemble.
Des » auberges volantes » au détour d’un bosquet, nous apportent le réconfort de l’âme et le goullayant du houblon! C’est aussi ça la confrérie, prendre son temps et partager le moment présent autour d’un petit verre, chaleureusement offert par un disciple ne courant pas ce jour.
La région est connue comme pas très montagneuse, mais les monts des Flandres nous réservent quelques surprises et tensions musculaires pourtant bien présentes! Les monts se succèdent, d’abord côté belge par le mont Kemmel, puis le mont rouge, avant de basculer en france par le mont noir. Nous croisons par et là des badauds étonnés par notre accoutrement! Mais c’est si plaisant d’être différent!
Les « auberges volantes » se font plus « oasis » les kilomètres se cumulants! La fatigue commence à marquer certains, et il est bon de pouvoir compter sur son camarade de route pour se faire épauler, ne serrait-ce que moralement! La lumière du jour commence à s’atténuer au mont des Cats, et l’optique de finir ce périple me pousse à un optimisme revigorant! J’apprécie me laisser glisser au fin fond du peloton, pour me délecter d’une solitude de coureur d’ultra qui m’avait tant manquée! Les71 kilomètres sont pratiquement dans la besace, et la lumière du beffroi de Bailleul nous guide et nous attire irrésistiblement.
De chemins boueux en petites routes de campagne crottées , la cordillère des Flandres m’aura permis un retour à la pratique de l’ultra, et aussi surtout de rejoindre cette confrérie qui m’a tant fait rêver!



ça donne envie ce récit, j’espère en être sur la prochaine
Salut Nico,
Qui tente rien n’a rien! Fonce!
que du vrai !
Mais dis moi pas que t’as bu une biere ? C’est pas ton genre.
Alex
Nous voilà adoubé le même jour; ça s’arrose!
Un coca pour moi, merci et à une prochaine escapade.
Fabien